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Accueil du site > La recherche > Archives des projets > Histoire et anthropologie de la santé et de la médecine en Afrique

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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Histoire et anthropologie de la santé et de la médecine en Afrique

Le groupe « Santé, sociétés, environnement

Depuis janvier 2002, dans le prolongement du renouveau historiographique des années 1980 qui a favorisé l’émergence de travaux d’histoire sociale sur la santé et la maladie, un groupe de travail s’est notamment fixé pour objectif de développer les problématiques liées à l’histoire de la santé et de la maladie en Afrique. L’organisation en janvier 2003, d’une table ronde sur « Santé et maladie en Afrique. Histoire de la diffusion des savoirs » a donné lieu à un dossier thématique paru dans la revue Outre Mers en juin 2005, La santé et ses pratiques en Afrique : enjeux de savoirs et de pouvoirs, XVII-XXe siècles. Dans l’introduction, K. Delaunay dresse un bilan historiographique des recherches dans ce domaine. Dans le cadre de la création du CEMAf en 2005, des discussions se sont engagées avec Marc-Eric Gruénais, alors directeur de l’UR 002 « Acteurs et Systèmes de Santé en Afrique » (IRD) liée par convention au CEMAf-Aix et à l’université de Provence. Ces discussions ont abouti à l’organisation d’une première réunion le 11 mai 2006 à Marseille (Université de Provence). Cette rencontre avait pour objectif de fédérer les chercheurs des différents centres de recherche du CEMAf et associés en privilégiant une double approche, anthropologique et historique. Cette journée, ouverte aux chercheurs, doctorants et post-doctorants, a donné lieu à des exposés, suivis de discussions, en vue de construire un réseau interdisciplinaire (anthropologie, sciences politiques, juridiques et histoire). depuis cette réunion, des séminaires ont eu lieu assez régulièrement entre Aix et Paris, mobilisant chercheurs et étudiants des 3 sites du CEMAf. Une nouivelle journée d’étude sur le thème des "Grandes catastrophes et désordres chroniques - Politiques et expertises coloniales face aux crises sanitaires en Afrique, 1900-1960" a été initiée le 11 mai 2007 à Paris, Centre Malher (Organisateurs : D. Juhé-Beaulaton (CNRS-CEMAf Paris), M.E. Gruénais (IRD-CEMAf Aix), G. Lachenal (CNRS-CEMAf Paris).

Les projets en cours

G. Lachenal et Tamara Giles-Vernick ont répondu à un appel d’offre de la MSH-Paris Nord pour soutenir un projet sur la santé sur 2 ans. La thématique a été élargie sur le plan chronologique : "La construction des crises sanitaires en Afrique coloniale et post-coloniale. Santé, environnement et savoirs entre grandes catastrophes et désordres chroniques". ce projet, qui a obtenu un financement de la MSH-Paris Nord, s’intéresse aux crises sanitaires qui scandent l’histoire contemporaine de l’Afrique ; elles manifestent l’interaction entre les bouleversements environmentaux et la santé des individus et des populations. Le projet propose de revenir sur ce constat en étudiant la construction savante, profane, politique ou médiatique des crises sanitaires en Afrique, à l’époque coloniale et postcoloniale. Il réunit des chercheuses et chercheurs travaillant au croisement entre l’histoire de la santé et de l’environnement en Afrique, et partageant une même approche méthodologique qui lie histoire "naturelle" des catastrophes et histoire des savoirs et techniques de gouvernement. Il vise à développer une recherche comparative sur la construction des crises sanitaires en Afrique. Cette recherche propose un dialogue entre l’histoire de la santé et de l’environnement en Afrique et les études sociales des sciences et de la médecine. Elle permettrait d’intégrer à l’axe "santé et société" de la MSH-Paris Nord une thématique qui a pris une importance considérable dans ce domaine : celle de l’histoire coloniale et post-coloniale de la médecine, de ses réverbérations en métropole comme dans les "périphéries" impériales, et de ses effets institutionnels et mémoriels à long terme, au Sud comme au Nord.

Le projet, porté par une collaboration entre la MSH-Paris Nord, le Centre d’Etudes des Mondes Africains (CEMAF), le Centre de Recherches Historiques de l’Institut Pasteur et l’Université du Minnesota, vise à constituer un collectif de chercheuses et chercheurs. Dans cet objectif, une conférence internationale a eu lieu le 19 septembre 2008 à la MSH-Paris Nord. Elle sera suivie d’une publication reprenant les interventions de la journée d’études de mai 2007 et celles de septembre 2008.

"La construction des crises sanitaires en Afrique coloniale et post-coloniale. Santé, environnement et savoirs entre grandes catastrophes et désordres chroniques"

Conférence internationale organisé par G. Lachenal et T. Giles-Vernick le 19 septembre 2008 à la MSH-Paris Nord Contact : guillaume.lachenal@ivry.cnrs.fr

Programme

Historique des recherches sur la santé au Centre de Recherches Africaines (Université de Paris I-CNRS)

Le renouveau historiographique des années 1980 a favorisé l’émergence de travaux d’histoire sociale sur la santé et la maladie. Ainsi, au sein du CRA, sous l’impulsion du professeur Jean Devisse, de jeunes chercheurs ont commencé à s’intéresser à ces questions dans le cadre de travaux de DEA et de doctorat. Ces études ont abordé des sujets variés ; ils ont porté sur des épidémies ou des épizooties (trypanosomiase, onchocercose), des maladies génétiques (drépanocytose), sur l’alimentation, les disettes, la cuisine, le rôle des tradithérapeutes... Un groupe de travail s’était alors constitué, animé notamment par Agnès Lainé. Parallèlement, des recherches individuelles ont été conduites au sein d’autres universités françaises (Paris VII, X, Aix-Marseille...) Ces premiers jalons ont souligné la diversité des questions ouvertes par cette approche thématique, tout en mettant en évidence les liens multiples qu’elle entretient avec les domaines plus classiques de l’historien : le social, l’économique et le politique, l’histoire rurale et urbaine, l’histoire des savoirs et des pratiques, l’histoire des institutions, l’histoire religieuse et celle des mentalités.