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Accueil du site > La recherche > Projets de recherche > FRONTAFRIQUE : absurdité ou enracinement ? Nouvelles approches de l’historicité des frontières africaines

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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FRONTAFRIQUE : absurdité ou enracinement ? Nouvelles approches de l’historicité des frontières africaines

ANR Les Suds (2008-2011)

Projet porté par le CEMAf, coordinateur Pierre Boilley, il rassemble une équipe de quatorze chercheurs (D. Casajus, J. Schmitz, PC Hien, C. Médard), enseignants-chercheurs (P. Boilley, M. Goeh-Akué, K. Bennafla, H. Médard, I. Surun), post-doctorants (S. Awenengo, D. Gary) et doctorants (S. Imbert-Vier, S. Dujardin, C. Lefebvre). Cette équipe est internationale (Français, Togolais et Burkinabé), et pluridisciplinaire (historiens, anthropologues et géographes).

La nécessité de renouveler un questionnement jusque là basé sur un postulat (l’absurdité et l’artificialité des frontières coloniales), l’abondance des matériaux, la convergence d’intérêt de chercheurs d’horizons divers, ainsi que la prégnance de la question de l’Etat en Afrique, portent à une réflexion scientifique sur la question des frontières africaines. L’objectif est d’étudier au cas par cas le processus d’élaboration de chacune des frontières, afin de fournir des éléments pouvant nourrir la réflexion sur l’Etat en Afrique, mais aussi d’étudier ces frontières à travers les dynamiques qu’elles produisent (migrations, mobilité, gestion territoriale, décentralisation, relations entre Etat et identités, questions de conflits). Ces analyses doivent permettre de produire une cartographie nouvelle du lien entre politique et territoire en Afrique : en premier lieu une cartographie historique des formes prises par les limites politiques en Afrique avant la colonisation, ensuite une cartographie de la construction et de l’évolution des tracés frontaliers pendant la domination coloniale, enfin un état des lieux des frontières africaines actuelles, mettant en valeur les conflits, leurs résolutions, les renégociations frontalières, les délimitations et les frontières litigieuses.

A partir d’un corpus diversifié et largement inédit, comprenant des documents d’archives (militaires, civils, diplomatiques), des productions scientifiques, des récits d’explorateurs, des récits de voyages, des cartes, des atlas, des revues savantes, des guides touristiques, des manuels scolaires, ainsi qu’à travers des travaux de terrain et le recueil de sources orales, nous souhaitons comprendre les frontières dans une profondeur temporelle et conceptuelle qui doit permettre de les considérer comme des espaces à part entière, sujets de représentation, de discours, créateurs d’identité et révélateurs de pouvoir et de souveraineté.