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Accueil du site > La recherche > Projets de recherche > PUBLISLAM : Espaces publics religieux. États, sociétés civiles et islam en Afrique de l’ouest

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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PUBLISLAM : Espaces publics religieux. États, sociétés civiles et islam en Afrique de l’ouest

ANR Les Suds (2008-2011)

Projet coordonné par Gilles Holder (CEMAf-Aix) et porté par une équipe de 25 chercheurs africains, européens et canadiens, issus de 5 disciplines (anthropologie, histoire, sciences politiques, sociologie et philosophie) et conçu pour une durée de 4 ans (2008-2011), le projet PUBLISLAM a pour ambition de décrire et analyser de façon comparative les processus d’émergence et d’expansion de la sphère islamique au sein des espaces publics nationaux de 5 pays francophones d’Afrique de l’ouest : Sénégal, Mali, Niger, Burkina Faso et Côte d’Ivoire.

Pour prendre en compte de ces dynamiques religieuses dans la sphère publique, on dépassera ici le concept d’« espace public » (public sphere), qui ressortit à l’Europe des Lumières, pour mettre en place la notion plus empirique d’« espace public religieux » (religious public sphere), comme postulat d’analyse apte à considérer les formes de dialogue entre les États ouest-africains et leurs sociétés civiles respectives.

Le projet s’articulera autour de 3 principaux axes de recherche : le premier, coordonné par Jean- Pierre DOZON (CIM), entend analyser la tension observée au Sénégal entre les deux modèles historiques et idéologiques que sont l’État et la confrérie, en cherchant à voir si l’expérience sénégalaise ne relèverait pas d’un processus inédit de construction d’une « nation confrérique ». Le deuxième axe, coordonné par Gilles HOLDER (CEMAf) et Jean-Louis TRIAUD (CEMAf) considère d’un seul tenant l’ensemble géographique du Mali et du Niger, pour mettre en évidence les modalités de chacun des deux États vis-à-vis d’un phénomène de réislamisation qui, depuis les dernières décennies, paraît vouloir se constituer en tant que ressource principale de la nation. Le troisième axe, coordonné par Marie MIRAN (CEAf), appréhende la question de « la citoyenneté musulmane » au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, deux États où l’islam est politiquement en situation minoritaire vis-à-vis des Églises et des mouvances chrétiennes, mais où son dynamisme révèle l’importance de l’articulation entre État et société civile dans la constitution d’un nouvel « espace public religieux ».