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Accueil du site > Les publications > 2010 > Forêts sacrées et sanctuaires boisés. Des créations culturelles et biologiques (Burkina Faso, Togo, Bénin)

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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Forêts sacrées et sanctuaires boisés. Des créations culturelles et biologiques (Burkina Faso, Togo, Bénin)

par Dominique Juhé-Beaulaton (dir.), 2010, Paris, Karthala, 280 p.

Dans les savanes d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Bénin, Togo), les îlots de végétation « naturelle » encore présents hors des divers types d’aires protégées sont dans leur quasi-totalité des lieux préservés pour des raisons religieuses. Ces sites sacrés naturels, couramment dénommés « forêts sacrées » ou « bois sacrés », même s’il s’agit parfois de savanes d’un point de vue écologique, s’inscrivent dans l’histoire des sociétés, participent à leur vie rituelle et sont l’objet d’enjeux variés dont certains mettent en péril leur devenir.

La pluralité des regards disciplinaires présentés dans cet ouvrage – historique, anthropologique, botanique – donne la mesure de la diversité des intérêts représentés par ces sites : au-delà de la question de leur conservation écologique, les études révèlent leur place dans les systèmes de pensée et soulignent l’importance de leur historicité. Ainsi, les sources historiques permettent de retracer la place de ces forêts sacrées dans les paysages et de comprendre l’évolution des relations sociales depuis l’arrivée des Européens sur la côte. Les anthropologues se sont interrogés sur la catégorisation de ces sites, les cadres sociaux et culturels dans lesquels ils s’insèrent, leurs fonctions religieuses et leur lien au territoire. Les études fines de terrain menées du littoral du golfe de Guinée au sud-ouest du Burkina Faso permettent de mieux comprendre ce qui les caractérise et les différencie et ce qu’ils représentent encore pour les sociétés. Les botanistes et écologues, enfin, analysent le rôle effectif des forêts sacrées dans la conservation de la biodiversité et l’impact global qu’ont sur eux les activités humaines.

Dans cet ouvrage, nous apportons des éléments de réponse à deux grandes questions : que représentent les forêts sacrées pour les habitants et quelle est leur place dans les systèmes sociaux ? Ces forêts sacrées peuvent-elles être considérées comme des conservatoires de la biodiversité ?

Dominique Juhé-Beaulaton est historienne au Centre d’études des mondes africains (UMR 8171 CNRS - Université Paris I - EPHE -Université de Provence). Elle a coordonné de 2003 à 2007 un projet collectif de l’Institut Français de la Biodiversité sur les bois sacrés et la conservation de la biodiversité dont les résultats sont présentés dans cet ouvrage.