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Accueil du site > La recherche > Projets de recherche > AMP : Stérilité et recours à l’Assistance Médicale à la Procréation dans le contexte de la mondialisation (Prétoria, Ouagadougou, Paris)

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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AMP : Stérilité et recours à l’Assistance Médicale à la Procréation dans le contexte de la mondialisation (Prétoria, Ouagadougou, Paris)

Coordination générale assurée par D. Bonnet (CEPED). Réalisation du projet assurée par quatre partenaires : CEPED, D. Bonnet ; CEAN, F. le Marcis ; CEMAf, O. Journet ; CREM, E. Simon. (2010-2013)

Cette recherche porte sur un objet encore non exploré en Afrique : l’étude du recours aux biotechnologies dans le cas de l’assistance médicale à la procréation (AMP). Elle s’inscrit dans un contexte où la stérilité suscite une forte demande de soins dans les pays d’Afrique où les taux de stérilité sont forts et où les conséquences sociales pénalisent dramatiquement les femmes. Dans un nombre croissant de villes africaines, des cliniques privées prennent aujourd’hui en charge les couples inféconds des classes moyennes voire plutôt aisées. Et à défaut de pouvoir bénéficier de traitements locaux, nombre de femmes et d’hommes se déplacent soit vers d’autres pays des Suds (notamment avec les mobilités sanitaires transfrontalières), soit vers les pays Occidentaux (en France notamment où la prise en charge des FIV est assurée par la Sécurité Sociale). Ce phénomène de mobilité sanitaire est lié à l’intensification des rapports internationaux désignés par le phénomène de la mondialisation (ou globalisation selon la terminologie anglophone). Nous chercherons à situer la place de la santé de la reproduction médicalisée à l’intérieur de ce phénomène, en cherchant à savoir comment les effets de la mondialisation sur la santé dans les pays du Sud se manifestent dans le cas de l’AMP. L’objectif est d’étudier le traitement de l’infécondité en tenant compte des différentes échelles depuis l’espace local jusqu’à l’espace global, à partir d’études de cas menées dans deux villes aux réalités économiques, sociales et sanitaires inégales de deux pays du continent africain – le Burkina Faso et l’Afrique du Sud – ainsi qu’à Paris auprès des personnes en situation de mobilité sanitaire originaire d’Afrique subsaharienne d’un hôpital parisien. A partir d’études de cas (entretiens, observations et analyse des contenus du web), cette recherche propose d’aborder : (1) le transfert de la technologie AMP du Nord au Sud, réception et appropriation (2) l’inscription de ces pratiques thérapeutiques dans l’offre locale de prise en charge de la stérilité (3) l’impact de cette nouvelle technologie sur la représentation de la procréation, de la famille et sur les rapports de genre dans les Suds (4) le rôle du web dans la diffusion de cette technologie sur le continent et dans les mobilités et migrations sanitaires pour bénéficier de cette dernière. Ce projet pluridisciplinaire entend déployer des instruments d’analyse qui relèvent autant de l’anthropologie du genre, de la famille, de la santé, de l’innovation que des sciences de l’information et de la communication.