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Accueil du site > Les rencontres > 2012 > Conférence biannuelle du CRG Histoire africaine 2012 : L’histoire de l’Afrique au présent

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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Conférence biannuelle du CRG Histoire africaine 2012 : L’histoire de l’Afrique au présent

La 1re conférence biannuelle du CRG Histoire africaine sera accueillie par le Centre d’études des Mondes africains (CEMAf, UMR 8171), en collaboration avec le laboratoire Sociétés en Développement Etudes Transdisciplinaires (SEDET), à Paris.

L’objectif principal de cette conférence est de renforcer les liens entre chercheurs en histoire de l’Afrique, travaillant au sein d’AEGIS et ailleurs. L’objectif secondaire est de discuter de l’état actuel de notre discipline. Quels nouveaux développements sont en cours, quels nouveaux sujets ont été ouverts récemment, lesquels ont été abandonnés ? Comment pourrions-nous établir des collaborations plus étroites au sein de l’AEGIS et du CRG ?

L’organisation de cette conférence reflète ces objectifs. Nous avons choisi d’organiser une série de quatre tables rondes. Vous trouverez, ci-dessous, l’appel à participation pour chacune d’entre elles.
Les modérateurs de ces tables rondes choisiront, à partir des propositions, quelques participants qui présenteront brièvement leur perspective sur les thèmes clefs. Ceci sera suivi, nous l’espérons, par de vifs débats avec la salle.

La participation à la conférence est gratuite. Les institutions qui nous accueillent offriront généreusement cafés, déjeuner et cocktail. Le nombre de places étant limité, la priorité sera réservée aux premiers inscrits à l’exception des participants aux tables rondes et du conférencier/conférencière.

Programme définitif :

Lieu : Centre Malher, 9 Rue Malher, Paris. Metro n° 1 "Saint-Paul", Bus 76 & 96.
Dates : Vendredi 15 et samedi 16 Juin 2012.

Vendredi 15 Juin

- 14:00 Ouverture : CRG réunion de travail, rapport et discussion des activités en cours ; l’ordre du jour sera envoyé ultérieurement
- 15:00 Pause-café
- 15:30 Table ronde I : "Histoires mondiales africaines" Modération : Andreas Eckert, Baz Lecocq
Participants : Gareth Austin, Catherine Vidrovitch
- 17:30 "La Palpitante conférence d’histoire de l’Afrique"
Conférencier : Jean-Louis Triaud, "La peur de l’Islam, un objet d’histoire"
- 18:30 Cocktail

Samedi 16 Juin

- 09:00 Table ronde II : "Tyrannie du contemporain, où en est l’histoire « ancienne » de l’Afrique ?" Modération : Gérard Chouin, Bertrand Hirsch, Camille Lefebvre
Participants : Kevin Macdonald, Adam Jones, Deresse Ayenachew, Antonio de Almeida Mendes
- 11:00 Pause-café
- 11:30 Table ronde III : "Histoires nationales ou histoires des nationalismes ?" Modération : Miles Larmer, Jan-Bart Gewald
Participants : Emma Hunter, Klaas van Walraven, David Gordon, Benoît Beucher, Achim von Oppen
- 13:30 Lunch/Buffet
- 14:30 Table ronde IV : "Nouvelles recherches sur les cultures"
Modération : Odile Goerg, Dominique Malaquais
Participants : Anissa Bouayed, Jean-Luc Martineau, Didier Nativel, Emmanuelle Spiesse
- 17:00 Séance de clôture

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Roundtable I : African History and Global History

“Africa is at once one of the most romantic and the most tragic of continents... There are those, nevertheless, who would write universal history and leave out Africa.” When W.E.B. Dubois lodged this complain in 1915, Africa was widely regarded as a continent without history. Things have considerably changed since then, but until today the majority of ‘mainstream’ historians probably still hold the view that, all in all, Africa has little relevance for global history. On the other hand, "global history", or "world history", is not a major preoccupation for historians in sub-Saharan Africa, and in fact only very few Africanist historians outside the continent are promoting this historiographical branch or consider themselves to be part of the ‘global history movement’.

How are historians of Africa responding to the challenge of global history, an approach that is booming especially among students and younger scholars in Western countries, but also in numerous non-European areas such as Latin America or China. Global or world history stand for a variety of approaches which share the attempt to look at entanglements and comparisons among different world regions. Should global history be seen as a threat that further marginalizes Africa in a global setting, devaluating area knowledge ? Or is global history a welcome challenge which “provincializes Europe” and puts Africa back on the map ? Could a focus on global history further marginalize historians in Africa, who have neither the interest nor the financial capacities to be part of ’the global history circus’ ? What could be themes and perspectives to fit Africa within the global history framework ? Which methodologies, approaches and insights from within African history could be of fruitful use to global history and or the comparative history of other continents or world regions ?

This Roundtable will discuss these and related questions in order to critically evaluate the chances and risks of global history approaches for the writing of African history. We invite submissions from conference participants for four or five informal presentations of a maximum of ten minutes each. Written papers are not required, speakers are asked to present brief but brilliant statements that stimulate debate among the panelists and all other conference participants. Interventions can be made in English or French, the working languages of this conference.
- Convenors
Andreas Eckert, Baz Lecocq
- Participants
Gareth Austin, Catherine Vidrovitch, Frederic Cooper

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Roundtable II : National Histories or Histories of Nationalism ?

Once dominant nationalist or patriotic histories of newly independent African nation-states have been discredited, but the challenge of how to write histories of such states remains a central problem for African historians. The legacy of colonial borders and the artificiality of African ‘nations’ has not prevented nationalism becoming an important basis of belonging and political mobilisation in post-colonial African society, even if its meaning is highly contested. Citizenship is often asserted to exclude those deemed to fall outside a politically defined ‘autochthon’ basis of national belonging.

How are historians responding to the challenge of writing African histories that both reflect and critically analyse the phenomenon of nationalism ? Do national (but not patriotic) histories still have their uses, or is such a framework moribund ? Can we most usefully approach the nation from its (geographic, social or cultural) margins ? Is the nation-state unit of analysis still vital, given our increased awareness of the long history of ‘globalisation’ ? Or are local and cross-border histories more revealing of the nature of African societies ? What intellectual and methodological challenges confront historians pursuing innovative approaches that overcome the limitations of older forms of national histories ?

This Roundtable will analyse these questions, drawing on current examples of innovative practice in this area by members of the CRG for African History. We invite submissions from conference participants for four or five informal presentations of a maximum of ten minutes each, based on their research and issues that have arisen from it : written papers are not required, and speakers are asked to present their research in ways that stimulate debate. After this a general discussion will take place involving all conference participants. Interventions can be made in English or French, the working languages of this conference.

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Roundtable III : Tyrannie du contemporain, où en est l’histoire « ancienne » de l’Afrique ?

En France et aux Etats-Unis, les chercheurs spécialisés en histoire « ancienne » de l’Afrique se sont récemment interrogés sur la désertion de ce champ et sur ses raisons. En France, ces réflexions ont montré que loin d’être générale cette désaffection concerne spécifiquement ce qui fut pendant trente ans le sujet privilégié de la recherche francophone en histoire « ancienne » de l’Afrique : le Sahel médiéval. Les modalités de formation de cette discipline et l’évolution du contexte français permettent d’expliquer cette désertion et l’éclatement de la recherche vers d’autres zones géographiques. Il est désormais temps de dépasser ce questionnement national et de s’interroger sur l’état de ce champ à l’échelle européenne.

Si l’histoire « ancienne » de l’Afrique n’est pas une histoire désertée, un constat s’impose néanmoins celui d’une domination de plus en plus forte de l’histoire « contemporaine », de la colonisation à nos jours. L’histoire « ancienne » de l’Afrique recouvre des réalités historiques extrêmement variées sur plusieurs millénaires, tandis que l’histoire contemporaine est par définition plus ramassée du point de vue chronologique. Si l’on rapporte le nombre de chercheurs ne serait-ce qu’à la profondeur temporelle des périodes étudiées, le déficit de chercheurs, et donc sans doute d’intérêt institutionnel, est patent. Ce déficit est aggravé par la difficulté qu’il y a pour des chercheurs relativement isolés dans leurs zones chronologiques et temporelles, à établir des passerelles heuristiques avec d’autres chercheurs. De plus, l’histoire de l’Afrique « ancienne » ne s’enseigne nulle part en France, à l’exception notable de l’Université Paris 1 et le constat est vérifiable ailleurs en Europe. Certes, la recherche ne s’est pas tarie, mais elle s’est distendue jusqu’à devenir invisible dans le fond d’écran efficace imposé par les contemporanéistes.

Autour de nous, l’étau du pragmatisme et de l’utilitarisme se resserre, et partout il faudrait « servir à quelque chose ». Si les recherches en histoire contemporaine peuvent tant bien que mal s’adapter et argumenter sur la nécessité de construire à partir du passé proche un commentaire sur le présent d’une Afrique que l’on voudrait pouvoir ’comprendre’. Une obscure et lointaine relation de voyage, une fouille de forêts sacrées, une histoire lignagère à exhumer, voilà des ’produits’ bien plus difficiles à placer. En Afrique même, après la course folle des années 60 et 70 vers l’Histoire, beaucoup ne se contenteraient-ils pas de l’histoire « ancienne » telle qu’elle a déjà été écrite ?

Au-delà de ces questions de fond se posent des questions de méthodes et de pratiques, notamment par exemple la déconnexion de plus en plus problématique, et profonde, entre archéologues et historiens. Ainsi, l’archéologie historique de l’Afrique en tant que telle n’existe pas en France - et peu en Europe -, et s’il existe des historiens qui pratiquent l’archéologie, et des archéologues qui n’ignorent pas la démarche historique, il manque encore l’architecture institutionnelle qui permettrait de constituer de véritables pôles organisés à la fois autour de compétences variées, de visions communes et de projets fédérateurs.

Nous invitons à réfléchir sur ces questions, notamment à nourrir un état des lieux des recherches sur l’histoire « ancienne » de l’Afrique en Europe, à interroger les catégories et particulièrement la notion même d’histoire « ancienne », mais aussi à évoquer des questions de sources ou de méthodologie qui pourront aider à appréhender les recherches innovantes en histoire « ancienne » de l’Afrique.

We invite submissions from conference participants for four or five informal presentations of a maximum of ten minutes each. Written papers are not required, speakers are asked to present brief statements to stimulate debate among panelists and other conference participants. Interventions can be made in English or French, the working languages of this conference. Vous pouvez intervenir en anglais ou français, les deux langues de communication de cette conférence.

If you would like to make a presentation, please contact the conveners of this Roundtable by 31 March 2012 :

Si vous voulez intervenir dans cette table ronde, veuillez envoyer un courriel avant le 31 mars 2012 à :

Gérard Chouin : gerard.chouin@gmail.com
Bertrand Hirsch : Bertrand.Hirsch@univ-paris1.fr
Camille Lefebvre : camillelefebvre@yahoo.fr

Roundtable IV : Nouvelles recherches sur les cultures

La culture semble plus que jamais omniprésente, prise dans une vive tension entre une mondialisation qui accélère la circulation des productions, assure la diffusion d’une diversité de modèles alors qu’elle tendrait de fait à l’uniformisation ET l’affirmation d’expressions valorisant des identités locales ou régionales. C’est dans ce contexte que la question des cultures, prises ici au sens de productions artistiques (musique, danse, peinture, littérature et usages du langage…) et de pratiques, est questionnée.

Il s’agit d’examiner l’apport de nouvelles approches face à des objets d’étude mouvants et émergeant dans des contextes politiques et sociaux précis à l’instar des concert parties ghanéens, des cantates mises en scène par la bourgeoisie loméenne, des musiciens congolais des années 1950, des groupes de rappeurs sénégalais, des plasticiens offrant des alternatives aux statues monumentales coréennes… Des termes tels que “patrimonialisation, folklorisation, mobilisation politique, instrumentalisation, hybridité…” jalonnent les recherches. Outre la musique, déjà largement explorée, quels sont les objets étudiés par la recherche ? Quelles sont les sources mobilisées ou inventées ? Les méthodologies mises en œuvre ? De quels sens ces productions sont-elles le signe ou le véhicule ? La question des cultures entraine celle de la diversité des acteurs, de l’impact de leur action, du rôle de passeurs, des politiques menée ou des subversions induites… ? Autant de questions que de nouvelles recherches abordent à partir d’objets (affiches, langage, sculpture, musique…) et d’angles variés.

Cette table ronde sollicite de brèves présentations, portant sur des thèmes, des périodes et des lieux variés. A partir d’études de cas, elles doivent viser à poser des problèmes généraux et à ouvrir des pistes de discussion.

Interventions can be made in English or French, the working languages of this conference.

Vous pouvez intervenir en anglais ou français, les deux langues de communication de cette conférence.

This Roundtable will analyse the above questions, drawing on current examples of innovative practice in this area by members of the CRG for African History. We invite submissions from conference participants for four or five informal presentations of a maximum of ten minutes each, based on their research and issues that have arisen from it : written papers are not required, and speakers are asked to present their research in ways that stimulate debate. After this a general discussion will take place involving all conference participants. Interventions can be made in English or French, the working languages of this conference.

Vous pouvez intervenir en anglais ou français, les deux langues de communication de cette conférence.

If you would like to make a presentation, please contact the convenors of this Roundtable by 31 March 2012 :

Si vous voulez intervenir dans cette table ronde, veuillez envoyer un courriel avant le 31 mars 2012 à :

Odile Goerg : o.goerg@free.fr
Dominique Malaquais : malaquais@yahoo.com