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Accueil du site > La recherche > Séminaires et ateliers > Séminaires & ateliers rue Malher à Paris > Circulations des cultures d’opposition : Mouvements politiques et sociaux en Afrique et Madagascar (années 60s‑70s)

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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Circulations des cultures d’opposition : Mouvements politiques et sociaux en Afrique et Madagascar (années 60s‑70s)

Séminaire CHS-IMAF 2013-2014

Le lundi, une fois par mois, de 17 h 30 à 19 h 30
CHS, 9 rue Malher 75004 Paris – 2e étage – Salle Person
Séminaire ouvert à toutes et tous.

Séminaire animé par :
Maria‑Benedita Basto (Paris4/CEAf)
Françoise Blum (CHS)
Pierre Guidi (CEMAf)
Elikia M’Bokolo(CEAf)
Ophélie Rillon (CEMAf).

Présentation

Il s’agit de la troisième année d’un séminaire qui s’est donné pour but de développer les outils nécessaires à l’analyse des connexions extra et intra‑africaines au carrefour desquelles se sont construits les mouvements politiques et/ou sociaux dʹAfrique des années 1960 et 1970 (Révolution congolaise, mai 68 au Sénégal, révolution malgache de 72, mouvements de libération anti‑coloniaux). Dans quelle mesure les discours et pratiques contestataires africains procèdent‑ils de connexions transnationales ? Peut‑on envisager l’émergence d’une culture d’opposition qui transcende les cadres nationaux et continentaux ? Comment peut‑on écrire son histoire ?

On essaiera de mieux comprendre ce que ces mouvements doivent aux situations locales d’une part et, d’autre part à « l’esprit du temps », au Zeitgeist. Cela nous demandera aussi une confrontation avec les usages du terme « révolution ».

On s’intéressera aux lieux de rencontres internationaux, aux coopérations internationales, ainsi qu’aux réseaux panafricains, franco‑africains et mondiaux (afro‑asiatisme, Tricontinentale, Internationales syndicales panafricaines etc…). Des Africains étudient en France, dans les pays de l’Est et aux États‑Unis. Des étudiants français séjournent ou vivent à Dakar et à Tananarive. Les leaders étudiants ou syndicaux voyagent à travers la planète. Les rencontres contribuent à la circulation des savoirs et des pratiques militantes. Les villes africaines deviennent des espaces cosmopolites où s’essaie un autre ordre du monde : y séjournent des mouvements de libération, des groupes dissidents, y circulent hommes, femmes, idées, se construisent des réseaux, s’organisent des réunions internationales. Car aux espaces géographiques se superposent des réseaux typographiques qui les reconfigurent.

On s’intéressera également à la diffusion des livres, des revues et des journaux, en s’attachant à comprendre le succès de ceux qui sont alors des best‑sellers mondiaux, à l’image du Petit livre rouge ou des Damnés de la terre.

Planning : Les trois années de ce séminaire sont conçues comme préparatoires à un colloque international. Il est aussi ponctué par des journées d’études. La prochaine sera consacrée aux mouvements étudiants en Afrique des années 1960 aux années 2000.

Blog du séminaire : http://mpsa.hypotheses.org Contact : fblum@univ‑paris1.fr

Programme 2013‑2014

- Lundi 14 octobre 2013 : Raphael Botiveau (CESSP‑ Université Paris 1), Force et faiblesse de lʹorganisation syndicale : le cas du National Union of Mineworkers (Afrique du Sud).

- Lundi 18 novembre 2013 : Malika Rahal (IHTP/CNRS), Opposants Algériens après l’indépendance. (Titre à préciser)

- Lundi 16 décembre 2013 : Pierre Jean Le Foll (Cerhio/Université Rennes 2), Circulations et radicalisations. Les étudiants communistes algériens entre Alger et Paris (1946‑1965).

- Lundi 20 janvier 2014 : Pascale Barthélémy (ENS Lyon), « Macoucou », le Rassemblement démocratique africain et la Fédération démocratique internationale des femmes : jalons pour une histoire genrée et connectée des mobilisations en Côte dʹIvoire (1948‑1950).

- Lundi 10 février 2014 : Jean Philippe Dedieu (Iris/EHESS), La participation électorale des migrants africains aux élections de leurs pays dʹorigine.

- Lundi 17 mars 2014 : Vincent Bonnecase (LAM/CNRS), Vie chère, contestation sociale et imaginaire de lʹEtat en Afrique sahélienne.

- Lundi 31 mars 2014 : Maria Benedita Basto (Ceaf/ Université Paris 4), A propos d’Amilcar Cabral, José Neves (Université de Lisbonne) A propos du concept de peuple.

- Lundi 19 mai 2014 : Yves Mintoogue (CESSP/Université Paris1), Nkaa Kunde. Savoirs endogènes et lutte de libération nationale au Sud‑Cameroun (1948‑1958).

- Lundi 16 juin 2014 : Boris Gobille (ENS Lyon), Qu’est‑ce qu’un événement global ? Circulations critiques et transferts de contestations en 1968.