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Accueil du site > La recherche > Séminaires et ateliers > Séminaires & ateliers rue Malher à Paris > Supports et circulations des savoirs et des arts en Afrique et au-delà

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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Supports et circulations des savoirs et des arts en Afrique et au-delà

Séminaire IMAF 2013-2014

2e et 4e vendredis du mois de 11 h à 13 h
Salle 8, 105 bd Raspail 75006 Paris
Du 8 novembre 2013 au 13 juin 2014

Séminaire organisé par :
Claire Bosc-Tiessé, chargée de recherche au CNRS
Jean-Paul Colleyn, directeur d’études à l’EHESS (TH)
Anne Doquet, chargée de recherche à l’IRD
Éric Jolly, chargé de recherche au CNRS
Elena Vezzadini, postdoctorante à l’Université de Bergen

Présentation

Le séminaire cherche à mettre en perspective les rapports complexes entre la création artistique contemporaine en Afrique et le monde globalisé, qu’il s’agisse de danse, de théâtre, d’arts plastiques, de photographie, de cinéma, de musique, de littérature, d’arts numériques. En effet, les anciens rapports dominé-dominant sous-tendent encore certaines conceptions de ce qui constitue, ou non, une œuvre d’art. De fait, quels sont les critères esthétiques retenus par les créateurs africains au moment de leur réalisation artistique ? Les artistes qui, jusqu’il y a peu, venaient souvent se former dans les écoles d’art des anciens pays colonisateurs, le font-il encore aujourd’hui ? Alors que l’Inde, le Brésil, la Chine, subventionnent certaines réalisations artistiques africaines contemporaines, qu’en est-il des liens avec l’ancien colonisateur ? En d’autres termes quels sont les rapports de pouvoir entre des créateurs qui revendiquent leur appartenance à un monde globalisé et le monde de l’art, tant en termes esthétiques que matériels ? Par ailleurs, comment se positionnent ces artistes politiquement quant à la « négritude », au « panafricanisme » et aux différentes formes d’affirmations identitaires locales ou globales, comme leur appartenance ou non à des mouvements religieux ? Cherchent-ils à s’inscrire dans de nouvelles revendications liées à la reconnaissance de leur « patrimoine culturel immatériel » ? Leurs œuvres sont-elles le reflet de ces positionnements politiques ? Souvent entre « ici » et « là-bas », entre réseaux locaux sur le sol natal africain où ils créent des écoles d’art, des centres chorégraphiques, des ateliers permanents de théâtre ou autres initiatives artistiques et la scène internationale, les artistes du continent développent de nouveaux paradigmes d’une extrême modernité que nous tenterons d’éclairer.

Prochaines séances

- Vendredi 14 mars 2014, 11 h-13 h
Emmanuelle Spiesse : De l’université à l’atelier : production et contestation du champ de l’art contemporain au Nigeria.
Pour la première fois sur le territoire nigérian au début des années 1950, la formation artistique entre au cœur de l’université. Une première génération d’artistes diplômés trouve bientôt son rôle parmi les acteurs de l’art local et notamment auprès de l’élite éduquée. Quelques années plus tard, différents ateliers (conduits par Ulli et Georgina Beier) ouvrent l’exercice de la profession à une toute autre population. Ces productions artistiques alors disponibles sur le marché local et/ou international entraînent de nombreuses réactions notamment de la part des artistes diplômés qui estiment alors impossible de désigner comme contemporaines des œuvres mettant en avant d’aussi fortes caractéristiques « néoprimitivistes ». Au début des années 2000, encore d’actualité, le débat reste très vif.
Depuis l’indépendance, artistes diplômés des nombreuses universités ou artistes issus des ateliers poursuivent leur carrière tout en participant à la construction du champ de l’art contemporain. Il nous appartient aujourd’hui de proposer une lecture de cette construction.

- Vendredi 28 mars 2014, 11 h-13 h
Hugo Ferran : L’usage musical d’Internet par les Églises évangélique éthiopiennes du Canada.

- Vendredi 11 avril 2014, 11 h-13 h
Nicolas Puig : Circulations musicales et lignes culturelles au Caire. Observations depuis une marge morale.

- Vendredi 23 mai 2014, 11 h-13 h
Richard et Sally Price : Vérités et mensonges : concoction d’un art premier.

- Vendredi 13 juin 2014, 11 h-13 h
Bertrand Royer : Les objets du dialogue. Gestes et paroles d’un sculpteur birifor du Burkina Faso.