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Accueil du site > La recherche > Séminaires et ateliers > Séminaires & ateliers à Ivry-sur-Seine > L’anthropologie en questions. Lectures critiques aux « frontières des sciences »

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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L’anthropologie en questions. Lectures critiques aux « frontières des sciences »

Organisé par Odile Journet et Danouta Liberski-Bagnoud (CEMAf-Ivry)

Séminaire général d’Anthropologie de l’équipe CEMAf-Ivry
« Quand une science naturelle fait des progrès, elle ne les fait jamais que dans le sens du concret, et toujours dans le sens de l’inconnu. Or, l’inconnu se trouve aux frontières des sciences, là où les professeurs “se mangent entre eux”, comme dit Goethe (...). C’est généralement dans ces domaines mal partagés que gisent les problèmes urgents. »
Mauss, préambule à sa communication présentée à la Société de Psychologie sur les Techniques du corps)

Crise, malaise, désarroi, éclatement, dévoiement..., ces constats relatifs à l’état de l’anthropologie ont tour à tour été imputés au flottement des concepts, à une incertitude épistémologique, à un changement des « paradigmes » dans les années 80, aux redécoupages disciplinaires et institutionnels qui ont suivi. À l’heure actuelle, l’atomisation tant de la discipline que de l’idée même d’anthropologie semble s’accélérer. Les « nouvelles » constructions idéologiques nées autour des années cinquante dans le creuset de la cybernétique et de son projet d’une société globale tendent à dominer le champ des sciences sociales et humaines - les nouvelles sciences et techniques de la communication et de l’information, le comportementalisme, les sciences de la cognition, la génétique constituent le nouvel horizon, fermement dessiné, de la recherche institutionnelle. Corrélativement, l’anthropologie délaisse peu à peu les pistes frayées par ses fondateurs et, de façon générale, on assiste à un désintérêt croissant pour les sciences empiriques.

Pour nous aider à identifier la nature et mesurer l’ampleur de ces mutations, nous proposons d’ouvrir un premier débat autour d’ouvrages récents qui, depuis différents postes d’observation (droit, biologie, histoire, anthropologie), abordent chacun à leur façon quelques-uns des tenants et aboutissants de la transformation majeure que traversent les sciences de l’homme. Dans le même temps, ces ouvrages interpellent directement l’anthropologue sur des points laissés dans l’ombre de sa méthode (a-t-on toujours bien mesuré, par exemple, les effets implicites que pouvait avoir l’usage métaphorique de mots techniques empruntés à des sciences où l’étude des phénomènes, compte tenu de leur domaine d’objet, peut justifier des tentatives de formalisation de type mathématique, tels par exemple ceux de modélisation ou de simulation ?), et l’interrogent indirectement sur ses choix d’objets.

Voir la chronique de l’atelier réalisée par R. de Selva