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Accueil du site > La recherche > Archives des projets > Traitement informatique des phénomènes de parenté en anthropologie et en histoire : une approche intégrée

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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Traitement informatique des phénomènes de parenté en anthropologie et en histoire : une approche intégrée

ANR. Programme non thématique 2005

Projet coordonné par Michael Houseman (Directeur d’Etudes à l’EPHE - Vème section, CEMAf-Ivry) et Cyril Grange (Centre Roland Mousnier, UMR 8596, UP IV - CNRS)

Ce projet rassemble des ethnologues et des historiens de la famille dont les recherches sont animées par une même ambition : l’analyse systématique des relations de consanguinité et d’alliance.
Mettant en commun des matériaux et des compétences propres à ces deux disciplines, l’équipe cherchera à développer de nouveaux outils conceptuels et techniques pour le traitement informatique des phénomènes de parenté.

Ce projet s’inscrit dans le prolongement de travaux récents qui, s’appuyant sur des logiciels pour l’analyse de données généalogiques, ont ouvert une voie empirique nouvelle à l’étude des pratiques de parenté et de mariage. Il s’attachera donc à constituer et à exploiter un nombre important de corpus généalogiques qui portent sur des sociétés occidentales à différentes époques ou sur des populations dans d’autres régions.

Ce projet abordera ces recueils généalogiques sous un angle qui les rende directement comparables, à savoir, celui des réseaux qui résultent des connexions entre les multiples relations de descendance et de mariage composant ces corpus. On centrera l’analyse de ces réseaux sur les phénomènes de « renchaînement ». En effet, même chez des populations qui autorisent, voire prescrivent des unions entre apparentés, seule une minorité des circuits au sein du réseau sont des mariages consanguins. La très grande majorité fait intervenir un ou plusieurs mariages et, comme telle, correspond à des renchaînements d’alliance. Toutefois, une modélisation de ce phénomène se confronte à deux types de problèmes :
(1) un réseau matrimonial, même de taille relativement réduite, contient un très grand nombre de renchaînements d’un très grand nombre de types ;
(2) ces renchaînements sont imbriqués les uns dans les autres pour former des configurations complexes dont la conceptualisation n’est qu’à ses débuts.

Ce projet vise à mieux comprendre les principes régissant l’agrégation des pratiques matrimoniales, et à surmonter les difficultés que pose l’analyse systématique des renchaînements d’alliance. Ses objectifs sont donc à la fois théoriques et techniques. Plus précisément, il cherchera à développer des traitements informatiques de corpus généalogiques qui répondent à deux types de questionnements conçus comme complémentaires :
L’un est l’ambition proprement anthropologique de mettre en évidence, dans une optique comparative, des formes d’organisation récurrentes. Réseaux de parenté sont envisagés ici en tant que systèmes, c’est-à-dire comme des totalités structurées régies par des dynamiques internes dont la modélisation reste à faire.
L’autre est le souci historique et ethnographique d’identifier avec précision les acteurs et leurs attributs sociaux au sein des réseaux de parenté considérés. Ces réseaux offrent en effet un champ privilégié à l’étude du fonctionnement social et de son évolution, répondant aussi à des déterminations externes à la parenté stricto sensu (itinéraires socioprofessionnels, choix résidentiels, etc.).

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Description du projet TIPP