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Accueil du site > La recherche > Séminaires et ateliers > Séminaires terminés : archives des programmes > L’Afrique en contextes. Pouvoirs, espaces et discours

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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L’Afrique en contextes. Pouvoirs, espaces et discours

Organisé par Gilles HOLDER et Hervé PENNEC (CEMAf-Aix)

Séminaire 2008/2009
Jeudi de 13h30h à 16h30
5, rue du Château de l’Horloge, 13094 Aix-en-Provence / Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme / entrée libre

Programme

- Vendredi 24 octobre 2008, Salle 101, 14h-17h
Séance de rentrée : présentation du séminaire et des programmes ANR en cours au CEMAf Aix

- Vendredi 7 novembre 2008 : Élites politiques et élites sociales : l’enjeu politique de la société civile en Afrique, séance coordonnée par Jean-François HAVARD, Salle n° 7, 14h-17h

- Vendredi 21 novembre 2008 : Écritures missionnaires : écrire sur et écrire pour, séance coordonnée par Hervé PENNEC, Amphi, 14h-17h

- Vendredi 5 décembre 2008 : Pratiques de l’écrit (français, bambara) au Mali, séance coordonnée par Catherine ATLAN, salle n° 9, 14h-17h

- Vendredi 13 février 2009, Salle Paul-Albert Février, 14h-17h

- Vendredi 13 mars 2009, Amphi, 14h-17h

- Vendredi 27 mars 2009, Salle Paul-Albert Février, 14h-17h

- Vendredi 10 avril 2009, Amphi, 14h-17h

Renseignements auprès d’Odile Couture, secrétariat du CEMAf Aix : 04 42 52 40 61

Présentation

Interroger l’Afrique en contextes, c’est rendre compte des savoirs et de l’intelligibilité des situations africaines dans le temps et dans l’espace, en s’efforçant de dépasser les logiques locales pour recourir au comparatisme et accéder aux dynamiques régionales, mais aussi au reste du monde : violences et pouvoirs, esclavages et colonisations, mémoires et patrimonialisation, islamisations et évangélisations, élites et démocratie, frontières et mondialisation...

Interroger l’Afrique en contextes, c’est aussi saisir toutes les dimensions, les variations et les reconfigurations de ce que l’on appelle parfois « les Afriques », y compris hors des limites continentales, pour s’intéresser aux phénomènes d’« inventions » et de représentations de l’Afrique. Il s’agira de revenir sur les catégories, les mots, les discours et les images, et de s’interroger sur la production des savoirs, leur idéologie sous-jacente, leur mise en forme et leur mise en ordre au sein d’une historiographie élargie.

Si une telle exigence de décentrement est propre à la réflexion scientifique, les sciences sociales n’ont pourtant pas vocation unique à déconstruire ce qu’elles ont constitué en objets d’analyse et de savoir. L’examen de leurs conditions de production n’est qu’un préalable à la compréhension des logiques sociales et des raisons historiques à l’œuvre, avant d’accéder à une anthropologie historique soucieuse de révéler la place et le rôle de chacun des acteurs en présence, y compris des chercheurs, parfois absents de cet état des lieux.

C’est à ce prix que les études sur l’Afrique seront susceptibles d’apporter une autre intelligibilité sociale et historique que celle du Nord sur le Sud, un autre regard que celui d’une histoire de France vue d’Outre-mer. En partant de l’Afrique et des Africains, en tentant de renoncer à une posture parfois ethnocentrique et surplombante, et en cherchant à valider des outils méthodologiques et analytiques propres, cette anthropologie historique à laquelle le séminaire aspire sera alors peut-être en mesure d’accéder aux différents régimes de contemporanéité d’hommes et de femmes d’Afrique avec lesquels nous partageons les mêmes énoncés historiques.

Enfin, d’un point de vue plus pédagogique, le séminaire s’efforcera de montrer combien la rencontre des lectures anthropologique et historique peut se révéler féconde, spécialement pour les étudiants en master, qui pourront ainsi participer à l’élaboration d’objets de recherche fondés sur la construction d’un questionnement interdisciplinaire, le développement d’une analyse et la mise en débat des résultats qui concourent à une validation collective.

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