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Accueil du site > La recherche > Séminaires et ateliers > Séminaires terminés : archives des programmes > Des objets remarquables en Afrique : histoire de l’art et anthropologie en regard

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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Des objets remarquables en Afrique : histoire de l’art et anthropologie en regard

Séminaire de recherche coordonné par Claire Bosc-Tiessé & Gilles Holder

Salle 101 / Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH) / 5, rue du Château de l’Horloge,13094 Aix-en-Provence Cedex 2
De 10h à 12h

Au fil d’un dialogue critique entre historiens de l’art et anthropologues, ce séminaire se propose d’interroger les conditions de production scientifique, les pratiques, les usages et les méthodes des études sur les objets africains, qui participent aussi de leur caractérisation.

Qu’ils soient précieux, de valeur ou du quotidien, qu’ils soient de nature matérielle ou immatérielle comme la musique, qu’ils soient « primitifs », « traditionnels » ou « premiers », ces objets classés dans la catégorie des arts africains sont remarqués avant même d’être remarquables. On s’attachera à questionner cette remarquabilité des objets, à la comprendre non pas seulement du point de vue des discours et des mises en scène muséales ou commerciales auxquels ils sont assignés, mais aussi à travers les catégorisations, les processus d’attribution, les régimes d’intelligibilité et d’organisation de l’altérité que l’histoire de l’art et l’anthropologie tantôt se partagent, tantôt se disputent ou abandonnent à l’empirisme.

Au-delà de cette indispensable épistémologie des sciences de l’objet d’art exotique, ce séminaire cherchera à répondre au défi d’étudier des objets trop souvent pensés comme étant en substance, en soi, immanents, des objets qui n’auraient que faire des contingences historiques et qui n’auraient d’ailleurs tout simplement pas d’histoire, sinon celle des Occidentaux qui ont mis la main dessus. En revenant sur les propriétés et les spécificités techniques de ces objets, en croisant leurs contextes de production, d’usage, d’échanges et en s’attachant à reconsidérer leur historicité propre, on réfléchira à la manière de lire et documenter ces objets remarquables pour lesquels il n’existe a priori que peu de sources.

Soucieux de donner la parole à ceux qui explorent des voies inventives pour comprendre ces objets et les sociétés qui les produisent, soucieux aussi d’accéder à autre chose qu’à la vision dominante du culturalisme et de l’essentialisme, ce séminaire combinera présentations monographiques, recherches de terrain et approches théoriques.

Les quatre thèmes retenus pour le premier semestre de l’année 2007 sont les suivants :
- Vendredi 23 février 2007 / Autour de la « remarquabilité » des objets : de la mise en objet à la mise en valeur.
- Vendredi 6 avril 2007 / Objets identifiés et objets identitaires : racisme, nationalisme et usages de l’altérité.
- Vendredi 4 mai 2007 / Question de méthodes : des sources, des contextes et des situations.
- Vendredi 1er juin 2007 / Des objets et des hommes : auteurs, artistes, propriétaires et experts.

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