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Accueil du site > Les rencontres > 2009 > Création artistique et constructions identitaires ou patrimoniales en Afrique et dans ses diasporas

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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Création artistique et constructions identitaires ou patrimoniales en Afrique et dans ses diasporas

Journées d’étude jeudi 1er et vendredi 2 octobre 2009

CNRS, 27 rue Paul Bert, à Ivry-sur-Seine (métro Porte de Choisy).
Organisées par Eric Jolly, Dominique Juhé-Beaulaton et Estelle Sohier

Présentation

Nous envisageons d’étudier les liens entre création artistique, patrimonialisation et constructions ou revendications identitaires, en Afrique et dans ses diasporas. À titre d’hypothèse ou de piste de recherche, nous avançons notamment l’idée suivante : la construction d’une identité ou d’un patrimoine culturel s’accompagne toujours, en amont ou en aval, d’une production ou d’une manipulation de symboles par le biais de créations offertes au regard et à l’appréciation des autres. La circulation de ces symboles entre l’Afrique et ses diasporas, ou encore entre l’Afrique et l’Occident, contribue, pour des raisons historiques et dans un contexte de mondialisation des échanges et des représentations, à ces constructions ou manipulations identitaires. Ce thème peut très bien s’articuler avec l’étude dans d’autres contextes des influences réciproques entre créations locales, tourisme international, politiques patrimoniales ou muséales et revendications identitaires.

Pour conduire cette réflexion, il est donc nécessaire de prendre en compte les effets de la globalisation en examinant le rapport entre, d’un côté, les processus de création dans leurs dimensions identitaires ou patrimoniales et, de l’autre, les nouvelles formes d’échange interculturelles, la marchandisation croissante de l’art, les politiques nationales et internationales de valorisation ou de protection du patrimoine, les manifestations artistiques panafricaines, l’essor du tourisme, l’apparition de nouveaux modes de communication… Les études de cas mobiliseront ou croiseront des disciplines différentes (histoire, anthropologie, histoire de l’art, sciences politiques…), concerneront des domaines artistiques très divers (littérature écrite ou orale, poésie, musique, danse, peinture, photographie, architecture, etc.) et interrogeront des expériences aussi bien individuelles que collectives. En envisageant différentes échelles (locale, nationale, continentale et internationale), elles s’attacheront à identifier les réseaux ou les chaînes d’acteurs, à reconstituer l’histoire des artistes et des objets ou encore l’évolution de leur statut, et à analyser les contextes de création dans des champs très variés (politique, économique, religieux, culturel…).

Programme

Jeudi 1er octobre

9h30- 13h

- Introduction des organisateurs

- Sarah Andrieu (Doctorante en anthropologie. Université Aix-Marseille I. Centre d’Etudes des Mondes africains. (CEMAf-Aix) : La spectacularisation des danses traditionnelles au Burkina Faso. Entre création d’un patrimoine culturel pour la nation et de produits artistiques pour l’étranger.

- Elina Djebbari (Doctorante-allocataire EHESS – CRAL) : Le Ballet National et la patrimonialisation des danses et musiques du Mali

- Anne-Marie Bouttiaux (Conservatrice, chargée des collections africaines au musée royal de Tervuren, Belgique) : La construction d’une forme d’ivoirité par le biais d’un masque guro

- Audrey Boucksom (Doctorante en histoire de l’art) : L’art « touristique » au Niger

14h15- 18h

- Bertrand Royer (doctorant en anthropologie à l’Université Lyon 2) : Patrimoine immatériel et création artistique dans le contexte touristique du pays lobi. Itinéraire d’un sculpteur contemporain

- Clotilde Wuthrich (anthropologue, Université de Lausanne Laboratoire d’anthropologie, Anthropole) : Artistes plasticiens contemporains béninois. Quelle inscription dans le marché international de l’art ?

- Dominique Juhé-Beaulaton (historienne, Cemaf Paris, UMR 8171 CNRS) : Le vodou au cœur des processus de création, de patrimonialisation et de construction identitaire
- Pierre Guicheney (réalisateur) : Osun Osogbo, la forêt et l’art sacrés des Yoruba. Un documentaire de 52 minutes suivi d’un débat

Vendredi 2 octobre

9h30- 13h

- Eric Jolly (Anthropologue CEMAf) : L’essence africaine de la création afro-américaine
- Erika Nimis, (Historienne, CÉLAT, Université Laval, Québec) : Connections africanadiennes : l’émergence de « nouvelles images ?
- Peter Sutherland, (Anthropologue, International Studies and Dept. of Geography & Anthropologue, Louisiana State University, Baton Rouge, Louisiana) : USA.Gods, Boats and Trees : the Neoliberal Geography of Roots in the Art of Edouard Duval Carrié.
- Gaetano Ciarcia (Anthropologue, Maître de conférence université de Montpellier) : Le passé de l’esclavage, le présent de la diaspora comme épopées patrimoniales dans le Bénin méridional.

14h15- 18h

- Giulia Bonacci (Historienne, Urmis, Ird) : Reggae et Rastafari entre l’Afrique et ses diasporas
- Stéphanie Pouessel (Anthropologue attachée au Centre d’Etudes Africaines (EHESS), ATER à l’Université Paris-X) : Musique gnaoua : valorisation de l’héritage noir du Maghreb à la France

- Jean-Pierre Chrétien (historien, Cemaf Paris, UMR 8171 CNRS) : Les tambours du Burundi

Discussion générale

-17h30 : Cocktail

Contacts :

Eric Jolly : jolly@ivry.cnrs.fr

Dominique Juhé-Beaulaton : domi.beaulaton@orange.fr

Estelle Sohier : estelle_sohier@yahoo.fr