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Accueil du site > La recherche > Séminaires et ateliers > Séminaires terminés : archives des programmes > Rencontres et croisements : histoire des sociétés africaines en mondialisation (XVe-XXe siècle)

Création de l’Institut des mondes africains (IMAF)

L’Institut des mondes africains (IMAF) a été créé au 1er janvier 2014, par la fusion de trois laboratoires : le Centre d’études des mondes africains (CEMAf), le Centre d’études africaines (CEAf) et le Centre d’histoire sociale de l’islam méditerranéen (CHSIM).
Le site internet de l’IMAF prend le relai de celui du CEMAf, qui n’est plus mis à jour.

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Rencontres et croisements : histoire des sociétés africaines en mondialisation (XVe-XXe siècle)

Séminaire de recherche organisé par Guillaume Blanc, Amélie Chekroun, Pierre Guidi et Thomas Guindeuil (doctorants en histoire du CEMAf)

De 17 h 30 à 20 h
Centre Malher, 9 rue Malher 75004 Paris / 2e étage, salle Person

L’objectif de ce séminaire est de réévaluer la place et le rôle des sociétés africaines dans l’histoire de la mondialisation, et ce dans le but de privilégier l’analyse des modes d’interaction entre le local, le régional, le global, en considérant des périodes et des espaces différents. Cela doit nous permettre d’interroger les modalités d’action des sociétés africaines dans les processus de mondialisation et de remettre en cause une tendance de l’histoire globale concevant les sociétés africaines comme de simples réceptacles.

La mondialisation est autant un ensemble de processus à étudier qu’un phénomène qui invite à décloisonner le regard porté sur les objets : c’est à ce titre qu’elle justifie deux approches complémentaires, dans lesquelles s’inscriront systématiquement les séances proposées portant sur des thèmes choisis en histoire politique, économique, sociale, culturelle ou religieuse. D’une part une histoire comparée, afin de reconsidérer les spécificités des phénomènes étudiés dans différents espaces africains et au-delà. D’autre part, une histoire connectée, c’est-à-dire une analyse des contacts, des circulations et des échanges matériels et immatériels à l’origine de transferts, de métissages ou de réappropriations.

Il s’agit enfin, à partir de travaux portant sur des cas concrets et situés, de réfléchir sur des concepts – la mondialisation, le global – et sur des méthodes – histoire connectée, histoire comparée – qui font actuellement débat au sein de la discipline historique et des sciences humaines.

Mode de fonctionnement

Constitué autour d’un groupe de dix doctorants en histoire, le séminaire s’articulera autour de dix séances coordonnées par chacun d’entre eux. Chaque séance, d’une durée de 2h30 avec trois interventions d’environ 30 minutes, comprendra deux invités, idéalement un chercheur confirmé et un deuxième doctorant.

L’année de séminaire donnera lieu à un atelier d’écriture au cours duquel seront définies les bases d’un ouvrage collectif synthétisant l’ensemble des travaux effectués.

Programme

- Lundi 15 novembre 2010
L’invention du patrimoine en Afrique : diffusion et appropriation d’un concept européen – Séance coordonnée par Guillaume Blanc (Université du Québec à Trois-Rivières, Paris 1/CEMAf)

Notion vague, globale et envahissante, le patrimoine a depuis quelques décennies quitté son berceau européen comme les contours nationaux qui l’encadraient. Désormais, il est question de Patrimoine mondial de l’humanité, d’universalité de biens naturels et culturels, classés et reconnus comme tels par des institutions internationales comme l’Unesco. Force est cependant de constater que ce concept ne recouvre pas le même sens au sein du continent africain. La formulation du discours par le politique, l’invention et l’instrumentalisation de l’objet patrimonial revêtent d’autres formes, d’autres objectifs et d’autres processus. C’est autour de ces questions que nous axerons notre analyse : le rôle du patrimoine dans la construction nationale en Afrique, la violence du processus patrimonial imposé aux populations locales, le tout en une perspective diachronique se focalisant sur les mutations matérielles et idéelles de l’objet « Patrimoine » depuis les années 1960.

Intervenants : Marie Bridonneau (GECKO/Université Paris-Ouest Nanterre-La Défense), Dominique Poulot (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Guillaume Blanc.

- Jeudi 16 décembre 2010
Les contacts diplomatiques entre les États soudanais et méditerranéens du XVe au XVIIe siècle - Séance coordonnée par Rémi Dewière (Paris 1/CEMAf)

Cette séance sera l’occasion d’aborder les relations diplomatiques entre les espaces méditerranéen et saharien du XVe au XVIIe siècle en comparant plusieurs centres de production diplomatique ainsi que leurs échanges. Si, vu d’Istanbul ou de Marrakech, les États africains sont aux confins du monde, les États méditerranéens sont considérés par les royaumes africains comme des interlocuteurs en marge de leur espace politique. Le terrain, la puissance des entités politiques mais aussi la représentation de l’autre créent des rapports qui tendent à s’équilibrer malgré les grandes disparités de situations. C’est cet équilibre des puissances qui permet à la diplomatie de se développer. L’étude de la pratique et des techniques de la diplomatie dans le monde musulman permet de comprendre ces phénomènes et de mettre en lumière les histoires régionales dans leurs connections. La grande variété des sources nous conduit à développer une réflexion autour de la question des sources endogènes et exogènes, de l’utilisation de la diplomatique et ouvre une fenêtre sur l’anthropologie des pratiques cérémoniales. Les États soudanais et les sociétés méditerranéennes sont alors acteurs d’une histoire connectée dont la diplomatie apparaît comme un des liants majeurs de l’époque moderne.

Intervenants : Gilles Veinstein (Collège de France), Gunes Ysýksel (EHESS), Rémi Dewière.

- Lundi 17 janvier 2011
Le djihad en Afrique : diversités des approches et des réappropriations (XVe-XXe siècle) - Séance coordonnée par Amélie Chekroun (Paris 1/CEMAf)

Le concept de djihad s’est développé au cours des premiers siècles de l’Hégire, devenant un des éléments fondateurs de la religion musulmane. Multiple dans ses définitions (djihad externe / djihad interne) et ses interprétations suivant les juristes musulmans, le djihad s’est diffusé dès le XI-XIIe siècle en Afrique et a été envisagé de manières diverses au sein de ce continent. L’objectif de cette séance sera de confronter trois exemples de djihad qui ont eu lieu dans des zones et des époques diverses et d’analyser les différences similitudes d’approches de ce concept. L’intérêt sera de montrer que chaque djihad revêt une réalité singulière, mais qu’il ne serait pas ainsi sans les théories et les évènements passés aussi bien sur le continent africain que dans le reste du monde musulman.

Intervenants : Silvia Bruzzi (Universita di Bologna), Amélie Chekroun.

- Lundi 14 février 2011
- Transmissions, réappropriations et conflits dans les écoles africaines – Séance coordonnée par Pierre Guidi (Paris 1/CEMAf)

Cette séance propose de s’interroger sur les modes de réception des politiques scolaires par les sociétés africaines, en considérant l’école comme un lieu de pouvoir où s’articulent les échelles internationale, nationale et locale, et vers lequel convergent des dynamiques politiques et sociales. Depuis la période coloniale au nom de la « mission civilisatrice » comme après les indépendances sous l’égide du « développement », les systèmes scolaires d’Afrique ont été des lieux de diffusion de valeurs et de normes occidentales, tandis que les gouvernements les mettaient à profit pour asseoir leur légitimité et construire la nation. Localement, les réceptions des politiques scolaires par les populations sont passées par des acceptations, des rejets, des négociations et des conflits. Comment les sociétés locales ont-elles redéfini et transformé les idées, concepts et pratiques diffusées par l’école ? Comment les ont-elles réinterprétées pour les adapter à la diversité des situations locales ? De quelles manières les populations ont-elles investi l’institution scolaire pour négocier avec le pouvoir ou se confronter à lui ?

Intervenants :
- Rebecca Rogers (Paris V/ CERLIS), L’éducation des filles indigènes dans l’Algérie coloniale : sources, circulations, interprétations
- Marie Deleigne (IRD), Logiques et enjeux de l’adoption du calendrier scolaire « métropolitain/français » à Madagascar (1951-1982)
- Pierre Guidi (CEMAf/Paris1), Autour du moment révolutionnaire en Éthiopie : idéologies et pratiques du mouvement étudiant dans le Wälayta (1970-1977)

- Lundi 14 mars 2011
Féminismes africains : alternatives, marginalités et (ré)inventions. - Séance coordonnée par Ophélie Rillon (Paris1/ CEMAf)

Néologisme forgé en Europe au XIXème siècle, le féminisme renvoie à un mouvement social et politique ainsi qu’à une théorie préconisant l’extension des droits et du rôle des femmes dans la société. A partir des années 1970, de nouvelles voix s’affirmèrent et dénoncèrent la tendance hégémonique des discours féministes occidentaux : Black feminism (Etats Unis), womanism (Nigéria), féminisme islamique (Monde Arabe), ces différents mouvements réinterrogeaient la dimension universaliste de la cause des femmes et l’imbrication des rapports de dominations (sexe/race/classe/sexualité). L’objectif de ce séminaire sera de se pencher sur ces « mouvements féminins » africains qui, pour beaucoup, refusent l’appellation de « féministes » - voyant dans ce mouvement une tentative impérialiste des femmes occidentales - et proposent, à partir de leurs expériences locales, une redéfinition des pratiques et des paradigmes du féminisme transnational.

Intervenants :
- L’émancipation des femmes au Maghreb entre féminisme et nationalisme (1900-1962)
Par Christelle Taraud (historienne, Paris-1)
- Entre féminisme et nationalisme. L’activisme transnational au féminin sous les régime de parti unique au Mali (1960-1990)
Par Ophélie Rillon
- Féminisme au Sud Soudan : l’importation à l’épreuve des réalités locales
Par Clémence Pinaud (doctorante Cemaf/Paris-1)

- Lundi 4 avril 2011
Une histoire sociale des emprunts de la table, en Afrique et au-delà) - Séance coordonnée par Thomas Guindeuil (Paris 1/CEMAf)

L’objet de cette séance est de discuter des aspects sociaux de l’intégration à la table d’aliments et de manières de faire exogènes. Nous partirons du constat qu’une mutation des pratiques alimentaires, ce « fait social hautement concentré » d’après Arjun Appadurai, est indissociable d’un profond changement social. En Afrique, des plantes d’origine non-africaine, implantées parfois de manière récente, fondent à la fois le système agraire et l’alimentation de nombreuses sociétés. Cependant, il n’y a pas que les ingrédients de la cuisine qui voyagent : les pratiques alimentaires circulent aussi. Les contacts incessants aux grandes zones d’interface (Sahel, Atlantique, océan Indien) ont joué un rôle majeur dans la diffusion de modèles culinaires maghrébins, européens et asiatiques, tandis que dans l’autre direction, les goûts africains se sont imposés aux Amériques, et même en Europe par l’exportation de luxueuses denrées exotiques. Nous nous interrogerons sur les différentes formes de réception sociale des pratiques alimentaires importées : idée de luxe rattachée, ou non, à l’exotisme, impact et intégration dans les organisations sociales, notamment hiérarchiques, raisons du rejet ou de l’intégration, etc.

Intervenants :
- La cuisine de Tombouctou du 14ème siècle à nos jours : histoire d’un métissage entre composantes locales et influences maghrébines
Par Monique Chastanet (CNRS/Cemaf)

- Rencontres alimentaires entre les sobas et les missionnaires portugais en Angola (1550-1650)
Par Dora De Lima (doctorante CRHM/Paris 1)

- Les plantes alimentaires américaines et la société des hauts plateaux éthiopiens : les parcours différenciés de denrées exogènes (XVIe-XIXe siècle)
Par Thomas Guindeuil (doctorant Cemaf/Paris 1)

- Lundi 6 juin 2011
Trouver sa place en Afrique : une analyse des discours et des stratégies identitaires (côte angolaise, côte swahili, XVIIe-XIXe siècles) - Séance coordonnée par Clélia Coret (Paris 1/CEMAf)

TL’objectif de cette séance est de se pencher sur le développement de stratégies identitaires en Afrique, élaborées par des sociétés en quête d’une légitimation de pouvoir. En partant du principe que les sociétés dont nous parlons sont souvent à la frontière, toujours poreuse, entre différentes populations et occupent généralement un statut d’intermédiaire, nous pouvons poser la question des moyens d’expression et d’affirmation de ces sociétés, tout en nous préservant des tendances historiographiques qui ont parfois eu tendance à les figer, de par leurs activités ou leur histoire, sans chercher à déconstruire leurs discours, pourtant révélateurs d’interactions complexes avec d’autres sociétés.

Ces stratégies identitaires, liées à la fréquentation et à la confrontation avec d’autres populations, conduisent à trois axes de réflexion autour de l’analyse de ces discours. Tout d’abord il s’agit d’appréhender l’inscription de ces sociétés dans un territoire spécifique, en termes de dimension et de contrôle, dans le cadre d’une volonté d’associer un espace à une organisation économique et/ou politique. Il convient ensuite de déterminer qui sont les membres et les acteurs de ces sociétés en quête d’une place dans des espaces où de nombreux réseaux se recoupent ; il est en effet difficile de les concevoir comme des entités simples et cohérentes, en dépit de certains penchants de l’historiographie en Afrique. Enfin, il faudra sonder ces sociétés quant à leur degré d’ouverture et à leur capacité, ou non, à accepter et intégrer des influences (culturelles, sociales…) venues de l’extérieur.

Intervenants : Mathieu Demaret. Doctorant à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes (Paris) et boursier de la Fundação para a Ciência e a Tecnologia (FCT, Portugal), Thomas Vernet. Maître de conférences (Université Paris 1). Membre de l’équipe de Paris du CEMAf, Clélia Coret. Doctorante du CEMAf, Paris 1.

- Mardi 4 octobre 2011 / 17h30 - 20h
Lorsque le christianisme rencontre le politique (Antiquité-Moyen Age) : Italie, Gaule, Afrique romaine et Éthiopie, de la construction d’un réseau chrétien à la création d’un royaume orthodoxe éthiopien - Séance coordonnée par Ayda Bouanga (Paris 1/Cemaf).

Nombreux sont les acteurs qui ont favorisé le christianisme depuis l’Antiquité : ils ont permis l’émergence d’une chrétienté, encore inimaginable dans l’Antiquité tardive. Les moines, les clercs de même que les membres de l’aristocratie utilisèrent tous les moyens à leur disposition pour développer la communauté chrétienne à laquelle ils appartenaient.
Cette alliance mêlant pouvoir et persuasion, selon le titre de l’ouvrage de Peter Brown, nous est largement connue par les écrits que ces acteurs de l’histoire de l’Église chrétienne nous ont laissés : relations épistolaires, récits hagiographiques, chroniques royales…

La conversion, l’évangélisation, l’utilisation du miraculeux (exorcisme, thaumaturgie) ou encore le quadrillage du territoire par les établissements religieux apparaissent comme autant de moyens employés par les moines et clercs pour propager le christianisme, harmoniser les pratiques dogmatiques et liturgiques, et véhiculer de nouvelles valeurs familiales et morales.
Ils travaillèrent de fait au développement d’une communauté chrétienne homogène. Ce phénomène s’accompagna d’un renouvellement et d’une recomposition des rapports entre ces différentes figures du christianisme aboutissant à la formation d’un véritable réseau chrétien.

Les moines et clercs, souvent issus de l’aristocratie, prolongèrent leur mission patronale au profit des intérêts de l’Église, tandis que les pouvoirs – royal, impérial et épiscopal – édictaient les règles. Ainsi, au sommet de cette communauté chrétienne trouvons-nous les rois et empereurs, papes et évêques dont les moines et clercs étaient les relais, les porte-paroles.

Cette séance de séminaire de doctorants entend exposer les facteurs inhérents à l’instauration d’une communauté chrétienne dans une optique comparatiste.

Intervenants : Ariane Bodin (doctorante, Université de Paris Ouest Nanterre/ArScAn) ; Claire Sotinel (professeur d’histoire ancienne, Université Paris Est Créteil) ; Ayda Bouanga (doctorante, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/CEMAf)

- Lundi 21 novembre 2011
La genèse du mouvement nationaliste au Maroc - Séance coordonnée par Guillaume Denglos (Paris 1/CEMAf)

La presse, en tant que moyen moderne de diffusion des idées politiques, a toujours été un moyen de lutte privilégié dans la constitution des mouvements nationalistes et anticoloniaux au sein de l’espace africain. La création en juillet 1932 de la revue Maghreb par l’avocat socialiste Robert-Jean Longuet, et les Jeunes Marocains (Ahmed Balafrej, Mohamed Hassan Ouazzani…) représente pourtant un cas à part dans l’histoire des nationalismes maghrébins. En effet, en Algérie et en Tunisie, la structure politique a précédé la création d’un organe de presse revendicatif (à l’exemple des Jeunes Tunisiens). Au Maroc, au contraire, l’élaboration d’un programme (le Plan de Réformes marocaines), et d’un parti politique (le Comité d’Action marocaine) n’a été possible que par l’émergence d’une presse de combat. Dans ce contexte, malgré la brièveté de son existence, Maghreb apparait comme une expérience éditoriale originale, dont les multiples influences idéologiques, parfois contradictoires, sont directement à l’origine du programme du parti de L’Istiqlal.
Revisiter l’histoire de cette revue implique obligatoirement à s’interroger sur des problématiques larges. Tout d’abord, en reconstituant les interactions entre les réseaux politiques français, espagnols, marocains et libanais à l’origine de la naissance de ce mensuel, on peut observer le processus de monopolisation de la contestation de l’ordre colonial par une élite restreinte. Cela implique également de comprendre la construction et la réflexion d’un programme nationaliste rénové, à la fois connecté aux réalités du Maroc, de l’Afrique du Nord, et plus généralement de l’ensemble du monde colonial. Enfin, l’expérience de la revue Maghreb constitue une boîte de résonance unique sur la vigueur des débats autour de la tutelle coloniale française durant les années trente.

Intervenants : Philippe Urvoy, doctorant (Paris 1/CEMAF : à confirmer), Pierre Vermeren à confirmer, Guillaume Denglos.

- Mardi 6 décembre 2011
Le syndicalisme : une réappropriation africaine de l’Occident ? - Séance coordonnée par Freddy Tchana koumoussah (Paris 1/CEMAf)

Né en Europe dans la Seconde moitié du XIX siècle, le syndicalisme a été introduit en Afrique par le biais de la colonisation. Héritage commun des travailleurs africains, ce mouvement a suivi différentes directions. Cependant, serait-il possible de penser que les idées syndicales élaborées au XIXe siècle se soient prolongées au XXIe siècle ? Autrement dit, la bonne lisibilité du mouvement syndical en Afrique subsaharienne passerait-elle par une rupture avec la logique coloniale ? Cette réflexion a pour ambition d’analyser les conditions de vie et de travail du salarié africain, ses modes d’action syndicale, et de développer une compréhension historique et comparée du syndicalisme.

Intervenants : Fabrice Anicet Moutangou (doctorant , Université de Toulouse) ; Freddy Tchana koumoussah (doctorant, Paris 1/CEMAf).

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